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Couchée sur papier dans le cadre de la résidence d’écriture La Marelle (Marseille-La Ciotat) en février 2026, la lettre-fiction*7, intitulée Un jour je t'ai rencontré Charon, suit les méandres d’une canalisation vert pâle qui se déploie sur plus de 47 km dans les paysages terrestres et maritimes méditerranéens de Gardanne à La Ciotat, traversant ainsi le Parc National des Calanques.

Ce tuyau a permis de déverser pendant plus de 50 ans les déchets toxiques, radioactifs et cancérigènes de l’extraction de la bauxite de l’usine Altéo ex-Péchiney, en les « enfouissant » à plus de 200 mètres de profondeur dans le canyon marin de Cassidaigne dans la baie de La Ciotat. Malgré les manifestations des citoyens, des pécheurs, des scientifiques et parfois des pressions politiques de différents ministres de l’écologie (Corinne Lepage en 1996, Segolène Royal en 2016), qui se sont égrenés entre 1963 et 2019, le fleuve des boues rouges a déposé plus de 30 millions de tonnes de résidus polluants dont les particules volatiles, loin de stagner, ne cessent, encore aujourd’hui, d’engluer d’une épaisse couche rouge la faune et la flore de la mer Mediterrannée les tuant à petit feu.Il s’agit d’un écocide sans précédent en France, quasi invisible car sous l'eau, et dont le Parc National des Calanques fut non seulement le triste témoin mais aussi l’un des protagonistes –impuissant et obligé - des forces économiques et des politiques étatiques françaises.

La lettre-fiction*7 raconte comment le randonneur Norach en suivant la canalisation verte, remonte le fil du temps pour réactiver la présence des morts dans le coeur des vivants. 

Un jour je t'ai rencontré Charon sera publié aux Editions les Murmurations au printemps 2027

Un jour, je t'ai rencontré Charon

Parc National des Calanques

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